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Blog développement personnel

Pourquoi a-t-on autant culpabilisé pendant le confinement ?

Par 28 juillet 2020 août 4th, 2020 One Comment

S’il y a bien un sentiment que la plupart des gens ont pu ressentir pendant le confinement, c’est bien la culpabilité ! « J’ai un jardin tandis que lui, vit dans 15m2 carrés à Paris. Et moi, je n’ai pas d’enfant en bas âge qui hurlent dans mon salon pendant que j’essaye de bosser. Je vais courir, pendant que le personnel soignant s’use la santé à l’hôpital. Tandis que moi je reste les fesses dans le canapé pendant que certains fabriquent leur propre pain ? » Vous l’aurez compris, quelque soit la forme qu’elle a pu prendre, la culpabilité s’est immiscée en nous d’une façon ou d’une autre. Mais pourquoi a-t-on autant culpabilisé pendant le confinement ?

#1 Une société trop pressurisante ?

 

Malheureusement, la société actuelle ne nous a pas trop aidés. Aujourd’hui, on se challenge beaucoup et le monde qui nous entoure nous challenge aussi. Il n’y a qu’à voir la quantité d’articles qui a pullulé nous expliquant comment rendre notre confinement productif. Comme s’il fallait faire de chaque pause, de chaque instant, une occasion pour performer.

Alors non, toutes les femmes enceintes ne créent pas d’entreprises pendant leur congé maternité et quand on se casse les deux jambes, on a aussi le droit de rester chez soi à revoir l’intégralité de la saga Harry Potter et ce, sans se taper A la recherche du temps perdu de Proust, juste parce qu’on culpabilise de ne pas avoir lu de grands classiques jusqu’au bout. Et oui, tous ceux qui ont préféré regarder des séries dans leurs canapé ou se goinfrer de chips en dansant dans leur chambre, il n’y a aucune honte à ça ! Si certains faisaient fermenter leur levain pour faire le propre pain : grand bien leur fasse ! Chacun a sa façon de réagir face à une situation de crise et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode.

Chris Bailey, écrivain et consultant en productivité déclarait à ce sujet dans le New York Times : «Il est assez difficile d’être productif dans de bonnes conditions, et encore moins lorsque nous traversons une crise mondiale. L’idée que nous avons beaucoup de temps disponible aujourd’hui est fantastique, mais c’est l’opposé d’un luxe. Nous sommes chez nous parce que nous devons être chez nous, et nous avons beaucoup moins d’attention à cause de ce que nous traversons.»

Il faut donc prendre du recul face à l’invasion des confinements réussis sur les réseaux sociaux. On aime romancer sa vie pour la rendre plus passionnante aux yeux des autres, mais aussi pour qu’elle nous paraisse plus palpitante. Ne nous comparons pas, la productivité dépend surtout de notre épanouissement personnel. Si revoir 10 fois le dernier épisode de Friends en pleurant comme une madeleine nous rend heureux, libre à nous !

#2 « Je ne serai ni la mère, ni l’employée, ni la femme du mois ! »

 

Le problème de ce confinement est qu’il a mis à mal nos repères. Lorsqu’on est parents et qu’on se retrouve en télé-travail à la maison à jouer à la maîtresse tout en enchaînant les réunions, on a l’impression de n’être vraiment bon dans rien. Et c’est normal ! Si vous êtes à la fois au four et au moulin, comment voulez-vous que l’église soit au milieu du village. (oui ça fait beaucoup d’expressions en une phrase.)

L’important dans ce genre de circonstances est d’admettre que c’est une situation unique et que oui, on ne pourra pas être parfait et capable d’être sur tous les fronts. Donc il faut pouvoir accepter que le linge ne soit pas repassé, que la maison soit un peu moins propre, on encore qu’on ne puisse pas toucher le bonus que l’on attendait à la fin du mois. Il faut être compréhensif avec soi-même et ne pas se dire que l’on passe à côté de quelque chose mais plutôt que l’on réussit tout de même à rester à flot malgré la difficulté.

Pour Géraldine, directrice RH dans un grand groupe et mère des deux enfants de 4 et 7 ans, cette culpabilité a été dure à encaisser : « Je ressentais que je n’étais au niveau sur aucun sujet. Même si tout le monde nous dit que c’est normal, il n’empêche que c’est réel. On se dit quand même qu’on ne sera pas la mère, ni l’employée, ni la femme de l’année. Le minimum ce n’est jamais satisfaisant. Surtout quand on parle de ses enfants. J’avais envie de faire mieux que simplement ce que je pouvais. Être au minimum dans tout ce qu’on fait alors que ce n’est pas notre tempérament, c’est une grande frustration. »

Personne n’est coupable de la situation actuelle d’une crise pareille. Il faut donc apprendre à transformer cette culpabilité en responsabilité. Nous sommes bien responsables de nos enfants, de notre travail, de nos proches, et de notre santé, dans la mesure du possible. Si nous parvenons au mieux à respecter les gestes barrières, à maintenir un apprentissage correct pour nos chers bambins et à prendre quelques nouvelles de nos amis, c’est déjà énorme. Le plus important est de comprendre que face à une situation telle que la crise du Covid-19, personne n’est égal et chacun fait comme il peut. Laissons-donc les jugements de côté, évitons de montrer du doigt notre voisin et ainsi, on se culpabilisera moins nous-mêmes.

#3 Attention au déconfinement !

 

Le déconfinement que l’on vit actuellement, en espérant ne pas repasser au confinement, n’est pas exempt de toute culpabilité. En effet, celui qui fait la bise par réflexe, ou ce couple qui se retrouve à un mariage ou encore cette soirée qui a été un peu trop arrosée et qui a mis à mal les gestes barrières : il y a beaucoup de raisons de se sentir coupable. Ou du moins de ne pas se sentir à la hauteur.

Il faut essayer de se fixer des limites et de les respecter au maximum. Mais compte-tenu de cette situation, il faut aussi s’accorder un peu d’indulgence et estimer que l’on fait ce qu’on peut par rapport à notre quotidien, à nos situations, nos peurs, nos doutes ou nos névroses. Certains vont rester cloîtrés chez eux et d’autres vont avoir besoin de se sociabiliser un maximum pour ne pas devenir fous. Aucun des deux n’a la bonne ou la mauvaise attitude, mais simplement celle qui lui permet de se sentir le mieux possible. Le tout est de choisir ses armes en respectant sa santé et celle des autres.

Si vous avez vécu avec votre conjoint, vos trois enfants en bossant et que vous pestez contre ceux qui font un peu trop la fête, imaginez-vous que certains ont passé leur confinement seul dans un petit appartement. Et inversement, si vous êtes cette personne seule, imaginez ces héros parents qui ont joué au professeur tout en gérant des problématiques professionnelles en entendant des cris toute la journée. D’un côté le silence, de l’autre côté le brouhaha familial. C’est caricatural ? Oui ! Mais c’est juste pour souligner que parfois, il faut juste regarder de l’autre côté et changer de prisme.

Ça y est ? Parfait ! Belle journée à tous !

Charlotte Scapin, fondatrice Carbone Theory, blog coaching et développement personnel

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One Comment

  • Super article et sujet, merci ! Ça fait du bien à lire même après le confinement car finalement ça rejoint plusieurs thèmes :comment bien vivre son bonheur sans culpabiliser quand d’autres souffrent / galèrent ?
    Et aussi cette injonction au bien-être et à la performance même pendant cette crise : si tu ne fais pas ton pain maison (j’ai essayé et il y avait plus de pâte sur les poignées des placards que dans le four, tellement ça collait !) ou ta morning routine yoga/ méditation / aquarelle intuitive chaque matin, tu sers à rien 😆

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