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C’est drôle d’écrire cet article maintenant parce qu’il est 18h34, je n’ai qu’une envie c’est de rentrer chez moi et d’aller me coucher avec mes chaussures et mon manteau. Mais non, me voilà avachie dans une grosse chaise en rêvant d’une galette à l’andouille à disserter sur les meilleures techniques pour se sortir les doigts du c*l.

J’ai TOUT essayé… mais rien ne marchait

 

J’ai ABSOLUMENT tout essayé. La force, l’enfermement dans un couvent, la spiruline, m’asseoir devant mon ordi, regarder juste deux secondes Instagram, ne pas sortir de tout le week-end jusqu’à ce que ce que j’ai à faire soit fait, l’appel à un ami, les TEDX sur la procrastination, les affirmations, les triples cafés, les tours de pâtés de maison, les plannings bien ficelés… RIEN n’a jamais marché sur le long terme… sauf deux fois !

J’ai connu en 2010 une brève période de 10 mois qui me donnait l’impression d’être tombée dans une marmite de coke. J’apprenais frénétiquement mes fiches d’histoires et formules de maths, je passais mon permis et je travaillais chez Quick soirs et week-ends. Et petite cerise sur le gâteau, je me délectais de six petits footings hebdomadaires en guise de loisir.

Mais comme vous le savez peut-être déjà, c’était mon année border-cinglée de meuf qui s’est pris les doigts dans la prise et qui a nécessité un petit détour chez le psychologue pour me remettre dans le droit chemin.

Le secret c’est de choisir

 

Et la deuxième fois, c’est ce moment-même. A l’heure où je suis en train de boucler ma formation en ligne et la refonte de mon site. Tout ça sans chouiner, sans me faire de boulimies de Netflix et sans passer seize heures de ma journée à me dire que je vais juste deux minutes sur Instagram pour voir si Kayla Itsines a mangé son toast à l’avocat. Là pour le coup, je me reconnais vraiment pas. Ca fait douze semaines que j’attends que mes vieux travers refassent surface mais étonnamment, ils sont vraiment restés perdus.

Ce qui fait vraiment la différence depuis douze semaines, c’est que je suis restée concentrée sur un seul objectif. J’ai fait le travail sur les masques que vous pourrez retrouver dans ma formation “Get Your Sh*t Together” et j’ai arrêté de passer mon temps à me prouver que j’étais débordée. Parce que j’étais convaincue que ce qui me donnait de la valeur était ma capacité à endurer stress, multi-tâches et difficultés. 

Mais en entreprenant dix mille projets en même temps, impossible de poser ses fesses sur une chaise et aller au bout d’un sujet de manière approfondie. 

Pas plus tard qu’il y a six mois, j’étais encore dans une configuration mentale où je me sentais comme une bouse si je n’étais pas sur tous les fronts. Si je n’allais pas quatre fois à la salle de sport, si je ne me réveillais pas à 5h30 pour écrire, si mes repas n’étaient pas préparés pour toute la semaine, si je ne prospectais pas de clients en rentrant le soir  et si je ne lisais pas 50 pages d’un livre avant de me coucher.

Votre motivation n’est pas une ressource illimitée

 

Mais évidemment que c’est impossible de rester motivé et discipliné sur le long-terme si vous diluez votre attention dans cinquante de projets différents. Comme l’explique Roy Baumeister dans son livre Willpower, il faut concevoir votre volonté comme une jauge qui se vide à mesure que vous l’utilisez. Donc plus vous versez votre motivation en mode champagne shower sur le moindre truc qui capte votre attention, moins vous en aurez pour injecter de l’énergie dans les projets vraiment importants.

Le secret, c’est de passer un système qui valorise le “oh je suis trop busy” à un système qui valorise le “je finis ce que je commence”. Donc si vous en avez marre de voir que vous êtes au point mort depuis 17 lundis ou 3 premiers janvier, choisissez UN projet et éclatez-le. That’s it ! Comme le disent tous les ouvrages de développement personnel, vous avancerez beaucoup mieux avec des sprints qu’avec des marathons.

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