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Vous avez atteint le stade où vous prendre pour un gardien de goulag est une deuxième nature ? Vous vous infligez des “t’es une grosse bouse” et “tu ne réussiras jamais rien dans la vie” dès que vous faites tomber votre fourchette par terre ? Félicitations, vous venez d’obtenir votre master VII en auto-flagellation ! 

Concrètement c’est quoi l’auto-flagellation ?

Mais pour les novices qui seraient peut-être arrivés par hasard après avoir lu les huit erreurs les plus communes en développement personnel, what the f*ck is l’auto-flagellation ? La flagellation, rendue méga célèbre par Ponce Pilate et Jésus, est le fait de battre quelqu’un à coup de fouet. L’auto-flagellation c’est donc le fait de s’administrer à soi-même un châtiment avec tout ce qui peut symboliquement représenter un fouet. 

Vous faites donc partie de la catégorie des auto-flagelleurs que vous mettiez des cailloux dans vos chaussures pour vous repentir de vos péchés ou que vous recourriez à la violence verbale à votre encontre dès que vous loupez votre séance de body pump.

Et maintenant qu’on s’est à peu près accordé sur les définitions, la question est de comprendre, pourquoi ô pourquoi, on s’auto-châtie autant alors qu’il y a bien assez de trolls sur internet et de N+1 dans les open-spaces pour le faire ?

 

Quand votre cerveau veut que vous répondiez aux attentes de la Terre entière…

N’ayant pas de crocs, de griffes ou de force musculaire sur-développée, ce qui nous a permis de survivre jusqu’ici et de nous imposer en espèce dominante sur la planète a été l’utilisation collective de nos cerveaux. Or, la mission de notre cerveau étant de nous maintenir en vie à tout prix, il va donc considérer chaque potentielle critique, jugement ou désapprobation comme un potentiel rejet et donc comme le moyen le plus rapide de vous retrouver seul. 

Résultat, vos rêves d’en avoir rien à faire du regard des autres et de vivre votre vie en roue libre sont en fait considérés par votre cerveau comme la menace suprême de votre survie. Et comme il est ultra-performant dans sa mission, il va tout faire pour s’assurer que vous correspondiez bien aux attentes de la terre entière et obteniez la validation de tout le monde pour vous maintenir en vie.

Il va donc définir un certain nombre de critères à respecter pour vous assurer de ne jamais devenir le paria du village comme “être manager à 25 ans”, “être une mère exemplaire jamais fatiguée”, “faire du 38”, “être toujours marrant”, “avoir vu la dernière pièce de jesaispasqui”, “ne jamais être découragé”, “réussir tout ce que j’entreprends” et “aller au sport 4 fois par semaine”. Ce qui en coaching s’appelle la version fantasmée de soi-même. 

 

La version fantasmée de soi-même ou comment assurer votre survie sociale

Et c’est là qu’entre en jeu l’auto-flagellation. Car puisque votre cerveau a pour mission de vous faire atteindre cette version fantasmée de vous-même pour vous assurer l’approbation extérieure, tout ce qui n’entrera pas dedans sera considéré comme nul et votre cerveau vous le fera savoir en vous faisant ressentir de la culpabilité.

En effet, comme je l’explique dans le cours en ligne sur les émotions, les émotions négatives ont pour objectif de vous faire part du dysfonctionnement d’une situation pour pouvoir la changer. Et quand on ressent de la culpabilité, c’est typiquement parce qu’on n’a pas respecté un engagement, qu’on a commis une erreur et de notre organisme nous envoie un signal d’incitation à expier notre faute et à ne pas la reproduire. Et comme vous ne pourrez pas servir de peine en prison ou faire des travaux d’intérêt général pour avoir mangé trois burgers en trois repas ou eu un jour de retard sur votre deadline, le meilleur moyen de vous éviter de recommencer va être d’avoir recours à l’auto-flagellation par le biais de la violence verbale, de l’intimidation et de la dévalorisation. 

Bref, une grosse rouste personnelle qui vous maintient en état d’alerte maximale et vous incite à continuer jusqu’à ce que vous ayez atteint la version fantasmée de vous-même. Mais le problème, c’est que ce mode de fonctionnement est voué à l’échec car vous ne pourrez jamais atteindre l’approbation universelle (je vous explique pourquoi dans le cours en ligne sur les croyances et dans la formation GYST).  Et donc, en plus de vous condamner à raser les murs, totalement vous oublier et vous déconnecter de vos aspirations, vous vous condamnez à vous trainer cette maxi boule au ventre de la culpabilité et du jenesuisjamaisassezbien jusqu’à la fin des temps.

Pourquoi vous culpabilisez tout le temps ? - Carbone Theory, blog développement personnel

Et donc l’idée pour signer l’arrêt de mort de la culpabilité et de l’auto-flagellation, c’est de revenir à la version réelle de vous-même. Un diagnostic ultra lucide, objectif et sans jugement qui doit devenir votre nouvelle référence pour évaluer vos actions.

 

La version réelle de soi-même : le référentiel anti-culpabilité

Comme le montre le schéma ci-dessus, disons que selon la version fantasmée de vous-même, vous ne devriez pas fumer. Pourtant la version réelle de vous-même montre que vous fumez 20 cigarettes par jour. Maintenant, imaginez que vous ayez réussi à ne fumer que 10 cigarettes aujourd’hui. Si vous comparez cette action à la version fantasmée de vous-même, vous allez donc vous retrouver dans la zone de culpabilité car vous partez du principe que vous ne devriez pas fumer du tout. En revanche, si vous la comparez à la version réelle de vous-même, là vous entrerez dans votre zone de confiance car vous considérerez le fait de réduire de moitié votre consommation de tabac comme un méga progrès.

C’est exactement la même chose si vous êtes en phase de burn-out ou de dépression. Selon la version fantasmée de vous-même, vous devriez faire du sport, chercher un nouveau travail et reprendre le cours de votre vie. Pourtant la version réelle de vous-même montrera que vous êtes extrêmement fatigué, que vous dormez tout le temps et que vous avez besoin de soutien psychologique. Imaginons maintenant que vous vous leviez avant midi, que vous preniez votre douche et que vous alliez marcher 20 minutes dehors. La version fantasmée de vous-même ne considérera même pas cet effort car elle estime que vous auriez du au moins passer 47 minutes à la salle de sport. Vous allez donc vous enterrez dans la zone de culpabilité. Alors que si vous considérez  cet événement d’après la version réelle de vous-même, vous entrerez dans la zone de confiance et gagnerez en estime personnelle car vous lever et vous promener est un progrès dans votre état actuel. 

 

La guide anti anto-flagellation en résumé

En résumé, la culpabilité -et l’auto-flagellation qui en découle- viennent de la non-acceptation de la version réelle de vous-même avec tout ce qu’elle contient de trop cool et tout ce qu’elle contient de moins glamour. Vous pouvez donc faire un premier bilan de l’existant en listant tout ce que vous êtes actuellement de manière lucide. Puis comprendre quelle version fantasmée de vous-même vous cultivez en relevant ce que vous considérez devoir être ainsi que toutes vos phrases commençant par “j’aurais du” ou “je devrais”. Et une fois que vous avez ça, comparez vos actions non plus à la version fantasmée de vous-même mais à la version réelle de vous-même. Ego boost garanti !

Et pour ceux qui ont envie de passer la 5ème et suivre mon programme de coaching intensif sur huit semaines, allez vite découvrir la formation GYST ! , les inscriptions pour la promo II sont ouvertes jusqu’au 20 octobre !

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